Ma Thèse en 180 secondes : 8 candidats de l’UBS relèvent le défi
Ma Thèse en 180 secondes : 8 candidats de l’UBS relèvent le défiMardi 17 mars, des doctorantes et doctorants de toute la Bretagne vont relever le défi de présenter leurs travaux de recherche en seulement 3 minutes. Portrait des 8 candidates et candidats de l’UBS.

Les qualifications locales au concours Ma Thèse en 180 secondes auront lieu à Séné le 17 mars, en public. S’inscrire pour assister à l’événement, ou rendez-vous sur YouTube pour regarder la retransmission.
Hossou Gislain Agossou
Doctorant en Droit privé au Laboratoire Lab LEX
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Les données personnelles peuvent être assimilées à la personne elle-même. Elles doivent donc être classées dans la catégorie juridique des personnes en opposition à celle des biens. Cette catégorisation donne lieu à un pouvoir de contrôle qui peut encore être amélioré au profit de l'individu.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Ma thèse vise à empêcher les plateformes numériques d'être propriétaires des données des individus. Elle vise à donner à chaque citoyen, un pouvoir de contrôle jusqu'à la fin de sa vie sur l'utilisation de ses données personnelles et ce, au nom de sa vie privée, de sa dignité.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Le plus grand défi, c'est de trouver des mots "non scientifiques" pour faire comprendre un travail scientifique.
Valérie Bonnecaze
Doctorante en Analyse du discours - Laboratoire PREFics
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Ma recherche s'intéresse aux aidantes et aidants, ces personnes qui aident régulièrement et sans rémunération un proche qui n'est pas entièrement autonome (car il ou elle est en situation de handicap, malade ou âgé). Grâce à des entretiens auprès d'aidants, auprès de personnes en situation de handicap et auprès de professionnels de la santé cette recherche contribuera à l'accompagnement des aidants par les professionnels de la santé.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Comme ce projet touche à la fois aux aidants, aux personnes dépendantes et aux professionnels de la santé, cela représente une grande partie de la population française : plus d'une personne sur cinq. C’est un vrai enjeu de santé publique.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Respecter le temps est définitivement le défi à relever !
Wilson Bouchery
Doctorant en Géosciences marines - Laboratoire Geo-Ocean
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Je travaille sur la recherche d’hydrogène naturel en Bretagne, principalement dans les roches du socle de l’Armorique. Mon objectif est de comprendre où et comment cet hydrogène se forme et migre en profondeur. L’idée est d’identifier des zones favorables où cette ressource pourrait être exploitée de manière durable.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Dans un contexte de changement climatique, il est important d’identifier des alternatives aux énergies fossiles, et l’hydrogène naturel pourrait être une source d’énergie décarbonée intéressante. Cela contribue aussi à alimenter le débat public sur la transition énergétique avec des données scientifiques.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Pour moi, le plus grand défi est de réussir à faire vivre mon sujet : montrer concrètement ce qu’est l’hydrogène naturel, pourquoi on le cherche en Bretagne et en quoi cela peut changer le quotidien des gens. Il faut trouver des mots simples et des images parlantes sans trop simplifier mon sujet, tout en respectant le temps très court des 180 secondes.
Charlie Castetbon
Doctorant en Biotechnologies marines - Laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines (LBCM)
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Je valorise une algue brune bretonne, Himanthalia elongata, riche en antioxydants, en développant un extrait concentré utilisable comme complément alimentaire. Pour cela, j’utilise la fermentation lactique : des bactéries transforment l’algue, libèrent ses composés actifs et en produisent de nouveaux. Mon travail consiste à optimiser ce procédé et à vérifier l’activité de l’extrait obtenu, dans une approche locale et écoresponsable.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Mon sujet concerne le grand public car il combine biotechnologies et valorisation durable d’une ressource locale, innovation pour le marché des compléments alimentaires, et enjeux de santé publique et de prévention.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Le plus grand défi pour moi repose sur le fait de réciter un texte par cœur, car je n’aime pas apprendre et répéter machinalement un texte.
Jie Guo
Doctorante en Langues, littératures et civilisations - Laboratoire Héritage & Création dans le Texte et l’Image (HCTI)
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Dans ma thèse, j'essaie de comprendre comment les sociétés transforment des trajectoires migratoires en inégalité durable ou en opportunité, et comment les gens s'intègrent dans le pays d'accueil.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
L'intégration de la migration est d'une question pour beaucoup de pays contemporains et elle touche presque tout le monde plus ou moins.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Trouver les bons mots pour vulgariser est le plus grand défi pour moi.
Emna Jebs
Doctorante en Sciences de Gestion - Laboratoire LEGO
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Ma thèse évalue un dispositif de retour d’information mis en place par Lorient Agglomération dans le cadre de son objectif « Zéro Déchets ». Les bacs de collecte sont équipés de puces afin de mesurer la quantité de déchets produite par chaque foyer en maison individuelle, puis une information personnalisée leur est transmise à partir d’une moyenne de référence. L’enjeu est d’analyser si ce retour d’information entraîne une évolution des comportements et une réduction effective des déchets produits.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Nous sommes tous producteurs de déchets et le grand public constitue le point de départ de ma recherche. La transition vers une logique « Zéro Déchets » place les usagers au cœur du dispositif. Il s’agit d’identifier leurs profils, leurs besoins et leurs attentes, mais aussi de comprendre leurs pratiques quotidiennes afin d’analyser les déterminants de la production de déchets. Cette approche doit permettre de concevoir des actions ciblées, adaptées et plus efficaces, notamment à travers l’expérimentation d’un retour informationnel individualisé sur les quantités produites.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Pour moi, le plus grand défi, c’est d’être sur scène pour la première fois de toute ma vie, pour parler de ma recherche à un public non scientifique. Plus que le temps ou la mémorisation, c’est cette prise de parole qui me challenge le plus. On croise les doigts… 3, 2, 1… It's Show Time !
Margaux Mounier
Doctorante en biotechnologies marines au LBCM
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Ma thèse vise à valoriser les lipides de l'algue verte Ulva sp. pour des applications en dermocosmétique. Pour cela, je les extrais par différentes méthodes (traditionnelles et écologiques), j'analyse leurs propriétés biochimiques (anti-inflammatoires, antioxydantes, anti-âge et photoprotectrices) et j'évalue leurs actions sur des cellules de peau humaine (fibroblastes) et des modèles de co-culture. L’objectif est d’identifier des composés capables de protéger et d’apaiser la peau, notamment contre l’inflammation cutanée.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Aujourd'hui, 1 individu sur 2 est touché par l'inflammation cutanée, allant des peaux sensibles aux maladies de peau chroniques telles que l'eczéma, le psoriasis, la dermatite atopique... et à l'heure actuelle, peu de traitements existent sur le marché.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Pour moi, les 2 plus grands défis sont de réussir à tenir une prestance scénique et de tenir le temps imparti.
Nicolas Oreve
Doctorant en Sciences de la mer et du littoral au Laboratoire Geo-Ocean
Son sujet de thèse... en 3 phrases.
Je mesure l'efficacité de Solutions Fondées sur la Nature (SFN) pour limiter l’érosion et les submersions marines. Mon objectif est de compiler des observations et des mesures en données scientifiques afin de déterminer l'efficacité de ces solutions. Ces résultats permettront de guider les aménagements côtiers et les stratégies de protection face au changement climatique.
Pourquoi sa recherche concerne (aussi) le grand public
Parce que l’érosion et la submersion marine touchent directement les populations littorales : leurs habitations, leurs infrastructures et leurs activités. Les solutions fondées sur la nature influencent donc des choix d’aménagement, d’investissement public et d’adaptation au changement climatique qui concernent toute la société.
Son plus grand défi, lorsqu’il faut résumer sa thèse en 180 secondes
Le plus difficile est de construire une histoire claire et cohérente qui donne du sens à mon travail en quelques minutes. Je dois rendre mon sujet compréhensible sans le dénaturer, choisir des mots simples tout en restant précis. Il faut aller à l’essentiel, garder un fil conducteur solide et ne pas dépasser le temps imparti.
Sélection locale du concours
Mardi 17 mars 2026, 16 doctorantes et doctorants de Lorient, Vannes et Brest vont relever le défi et présenter leurs travaux de recherche dans des domaines très variés (droit privé, analyse du discours, sciences de gestion et du management, génie des matériaux, mathématiques et leurs interactions).
7 mars à 19h
Le grain de sel
Séné
Crédits photographiques : ©Université Bretagne Sud. Service Communication








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