Rendez-vous du « Café des PUR » - Rencontre avec François Ploux

Rendez-vous du « Café des PUR » - Rencontre avec François PlouxNouveau rendez-vous pour découvrir et faire lire la recherche à l’UBS. Le 13 octobre à 12h15, à la maison de la recherche pour une rencontre avec François Ploux.

Nouveau rendez-vous du « Café des PUR »

Pour ce nouveau rendez-vous du « Café des PUR », venez rencontrer François Ploux, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Bretagne Sud et auteur de l’ouvrage Mort aux rats ! Une révolte de cabaretiers en 1814 paru en 2026 aux Presses Universitaires de Rennes, « Collection Histoire ».
Lors de ce temps convivial, ouvert à toutes et tous, les étudiant·es du Master Valorisation et diffusion des savoirs historiques et archéologiques questionneront l'auteur sur la genèse de son ouvrage, son travail d'enquête dans les archives et les enseignements que livre cette révolte de cabaretiers sur les tensions sociales et politiques de la France de 1814.

L’ouvrage - Mort aux rats ! Une révolte de cabaretiers en 1814

Au printemps 1814, au moment où les Bourbons accédaient au pouvoir, une vaste insurrection antifiscale éclatait en France. Pour financer ses campagnes militaires, Napoléon avait fait le choix de fiscaliser la consommation populaire au moyen d’un système de taxes sur le commerce des boissons alcoolisées. C’est contre cet impôt honni, dont les royalistes avaient imprudemment promis l’abolition, que les foules se mobilisèrent dans les premiers mois du règne de Louis XVIII. L’impôt sur les alcools était réputé vexatoire. Cet adjectif faisait référence aux procédures de contrôle associées à une fiscalité jugée oppressive. Les contribuables avaient le sentiment d’être tyrannisés par les employés chargés de la lutte contre la fraude. Parce qu’ils étaient tenus de laisser les commis – appelés « rats de cave » – inspecter leur logis, les débitants de boissons étaient particulièrement remontés. Ils furent les principaux orchestrateurs de la révolte. Si ce soulèvement fut totalement spontané, ou à peine organisé, les contribuables en colère purent cependant faire entendre leur voix. Ils réussirent à provoquer la suspension temporaire des perceptions. Pour ce faire, ils mobilisèrent tout un répertoire de gestes empruntés à différentes traditions sociales, et qui étaient destinés, selon le cas, à communiquer avec le pouvoir, à occuper l’espace municipal, à humilier le petit personnel des impôts, à l’intimider, ou à provoquer sa fuite.

Prochain rendez-vous

  • 10 novembre : rencontre avec Isabelle Durand - Les Printemps arabes : Fiction et témoignage, « Collection Épures », 2026

Informations pratiques

13 octobre à 12h15
Maison de la Recherche
Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines & Sociales
Lorient

 

Crédits photographiques : ©Faculté Lettres, Langues, Sciences Humaines & Sociales. Image générée par l’IA (ChatGPT)