L'Ouvre Boite 2026
L'Ouvre Boite 2026La soirée L'Ouvre Boite de la Fondation UBS s'est déroulée le 13 octobre 2026 à Pontivy où étudiants et entreprises ont pu échanger autour de l'IA.

L'Ouvre Boite 2026 : quand les étudiants de l'UBS ouvrent le débat sur l'IA à Pontivy
Le 13 octobre dernier, la Fondation UBS a rouvert les portes de son rendez-vous phare entre étudiants et entreprises : l'Ouvre Boite. Et cette année, la formule a évoluée: nouveau lieu et nouveaux organisateurs, la soirée s'est installée dans la discothèque Le Missyl, à Pontivy, et surtout, elle a été pensée et pilotée par les étudiants de BUT Gestion Administrative et Commerciale des Organisations de l'IUT de Pontivy. Un pari audacieux, et une soirée qui a tenu toutes ses promesses.
Un nouveau décor pour casser les codes
Exit les amphis et les salles de conférence classiques : cette édition 2026 s'est glissée « en boite », dans une ambiance résolument plus décontractée. L'objectif affiché par la Fondation UBS était clair : favoriser les échanges spontanés entre étudiants, entreprises, entrepreneurs et curieux, loin des formats figés. Pari réussi, l'atmosphère du Missyl a immédiatement donné le ton d'une soirée conviviale, où la parole a circulé aussi librement que les petits fours.
Briser la glace avant de plonger dans le vif du sujet
Pas question de démarrer une soirée sur l'intelligence artificielle par un long discours introductif. Pour mettre tout le monde à l'aise et lancer les discussions, les étudiants organisateurs avaient prévu une animation durant laquelle les équipes, composées d'étudiants et d'entreprises ont dû détecter l'utilisation ou non de l'IA dans les visuels et articles de presse présentés .
L'objectif : décrisper l'assemblée et de créer du lien entre des profils parfois très différents : lycéens, étudiants, chefs d'entreprise et curieux venus s'informer sur le sujet du soir.
Le thème de l'année : les facettes cachées de l'IA
« Comment ne pas perdre la boule ? » : c'est avec cette question, pour le moins évocatrice, que les organisateurs ont posé le sujet de la soirée. L'intelligence artificielle, omniprésente dans les discours mais souvent mal comprise dans ses usages concrets, était au cœur des échanges. Pour éclairer le débat, Marlène Legay, experte reconnue des questions liées aux jeunes générations, est venue partager son regard sur la manière dont l'IA s'invite, ou pas, dans le quotidien des étudiants d'aujourd'hui.
La table ronde : des étudiants aux usages bien différents de l'IA
Le moment fort de la soirée restait sans conteste la table ronde, où plusieurs étudiants sont venus témoigner de leur rapport, parfois très personnel, à l'intelligence artificielle. Autour de la table :
- Mathéo Wertheimer, en 2ème année de BUT Sciences des données à l'IUT de Vannes
- Théodose Gourdain, en 3ème année de BUT info à l'IUT de Vannes
- Yanis Prezeau, en 2ème année GACO (gestion Administrative et Commerciale des Organisations) à l'IUT de Pontivy
- Cassie Brossard, en 2ème année de GACO à l'IUT de Pontivy
Ce qui a frappé dans les échanges, c'est la diversité des postures. Deux étudiants en particulier ont défendu une approche résolument raisonnée de l'outil. Pour l'un, l'IA reste circonscrite au cadre strict des cours : hors de ce contexte, il fait le choix conscient de ne pas y recourir, par conviction éthique autant qu'écologique, refusant de faire de l'IA un réflexe systématique. L'autre, tout aussi mesuré, avoue l'utiliser très peu : il préfère continuer à mener lui-même ses recherches sur Google, plutôt que de déléguer sa réflexion à un algorithme. Pour lui, l'IA doit rester un outil d'aide à la compréhension, jamais un substitut à sa propre réflexion, encore moins un outil qui « fait à sa place ».
Ces témoignages, à rebours de l'image d'une génération hyperconnectée qui s'en remettrait aveuglément aux outils numériques, ont nourri des échanges nuancés dans la salle, entre professionnels curieux de comprendre les usages réels des jeunes et étudiants venus confronter leurs propres pratiques à celles de leurs pairs.
Des dires complétés par Marlène Legay, qui illustre que le rapport à l'IA n'est pas chose simple pour nos jeunes.
Un cocktail dinatoire pour prolonger la soirée
Une fois la table ronde terminée, place aux discussions informelles autour d'un cocktail dinatoire. L'occasion pour les entreprises présentes d'échanger plus librement avec les étudiants, de poursuivre les débats amorcés sur scène, et pour beaucoup, de nouer de premiers contacts professionnels dans une ambiance résolument détendue.
Un grand merci aux mécènes
Cette soirée n'aurait pas pu voir le jour sans le soutien fidèle des mécènes de la Fondation UBS.
Un grand merci à la Fondation Banque Populaire et Crédit Maritime Grand Ouest, au Crédit Mutuel de Bretagne, à la discothèque Le Missyl de Pontivy, au restaurant traiteur Bien à Manger à Pontivy et au photographe Ronan Algalarrondo pour leur engagement continu aux côtés des étudiants et pour avoir rendu possible cette nouvelle édition de l'Ouvre Boîte.
Rendez-vous en 2027 ?
Avec cette édition placée sous le signe de l'IA et pilotée par les étudiants eux-mêmes, l'Ouvre Boite confirme sa vocation : offrir un espace où étudiants et entreprises se rencontrent vraiment, sans filtre et sans posture. Une chose est sûre, si la boîte s'est ouverte différemment cette année, l'envie de la rouvrir l'an prochain, elle, n'a pas changé.
Crédits photographiques : ©Fondation Université Bretagne Sud. ©Ronan Algalarrondo













