Voeux 2026 - Discours du Président

Voeux 2026 : David Menier inaugure Le BlocK et appelle à une alliance renforcée entre savoirs et sociétéÀ Lorient, le 22 janvier 2026, le président de l’Université Bretagne Sud, David Menier, a inauguré le tout nouvel espace Arts & Sports, dont le nom - Le BlocK - a été dévoilé lors de la cérémonie. Devant les élus, partenaires et membres de la communauté universitaire, il a placé ses premiers vœux de président sous le signe de l’ambition collective et du rôle essentiel de l’université dans les transitions contemporaines. Il a réaffirmé la mission démocratique des savoirs, appelé à renforcer les coopérations avec les médias, les collectivités et les entreprises, et rappelé la place centrale de la jeunesse au cœur du projet de l’UBS.

Lorient, 22 janvier

Mesdames et Messieurs les élus,

Chers partenaires,

Chères et chers collègues,

 

Cette cérémonie des vœux a pour moi une résonance toute particulière : ils sont les premiers vœux que je prononce en tant que président de notre université, près de neuf mois après mon élection.

Je les place sous le signe de la confiance, de la lucidité et de l’ambition collective.

 

Nous avons le plaisir de vous accueillir ici dans cette nouvelle salle Arts & Sports de Kerjulaude, que nous inaugurons aujourd’hui.

Un lieu qui incarne ce que nous sommes et ce que nous voulons être : une université ouverte, vivante, ancrée dans son territoire mais en mouvement, attentive à l’équilibre entre savoirs, créativité et citoyenneté.

 

 

Le BlocK : un nom, une histoire, un projet collectif.

Parce que ce lieu est appelé à devenir un repère fort de la vie universitaire, nous avons fait le choix de donner la parole à la communauté universitaire pour lui trouver un nom.

 

C’est le BlocK, avec un K majuscule qui a été plébiscité.

Ce nom n’a rien d’anodin.

Il fait d’abord référence à Kerjulaude, le site qui accueille ce bâtiment et l’inscrit pleinement dans son environnement immédiat.

Il renvoie aussi à l’histoire singulière de Lorient, profondément marquée par la Seconde Guerre mondiale et l’ancienne base de sous-marins, un patrimoine mémoriel et industriel fort qui a façonné durablement notre territoire.

Enfin, ce nom dialogue avec la réalité physique du lieu : le bâtiment jouxte un blockhaus, témoin silencieux de cette histoire, désormais intégré à un espace tourné vers la création, le mouvement et le partage.

 

Le BlocK, c’est donc à la fois :

  • un ancrage territorial assumé,
  • une mémoire transformée,
  • et un symbole fort de ce que nous voulons faire de l’université :
  • un lieu où l’on construit, où l’on s’élève, où l’on crée, ensemble.

Je suis particulièrement fier que ce nom soit le fruit d’un choix collectif, reflet de l’identité et de l’engagement de notre communauté universitaire.

Le BlocK illustre parfaitement notre conviction : la culture et le sport sont des dimensions essentielles de la vie universitaire.

Ils contribuent à la réussite, à la santé, à l’inclusion et au vivre-ensemble.

Ce lieu a vocation à être ouvert, partagé et vivant, au bénéfice de la communauté universitaire et du territoire.

Réaffirmer le rôle fondamental de l’université

À l’heure où l’opinion se confond trop souvent avec le savoir, à l’heure où la rapidité des réseaux l’emporte parfois sur la rigueur de la démonstration, les universités doivent plus que jamais réaffirmer leur rôle essentiel.

 

Notre mission est claire et non négociable :

  • produire, transmettre et défendre des connaissances,
  • avec méthode, esprit critique et indépendance,
  • contre la confusion généralisée des discours, les approximations et les simplifications abusives.

 

C’est une responsabilité scientifique, mais aussi démocratique et sociétale.

 

Mais cette connaissance ne peut rester confinée dans les murs de l’université.

 

C’est pourquoi je lance ce soir, un appel aux médias : dans un espace public parfois de désinformation, les scientifiques sont des alliés essentiels. Elles et ils doivent être sollicités, entendues. L’université est prête à prendre sa part de cette responsabilité publique.

 

Je m’adresse également aux collectivités territoriales. Les transitions que nous traversons – écologiques, sociales, économiques – exigent des décisions éclairées. L’université produit des connaissances sur l’eau, les littoraux, les usages, les cultures, le numérique…Ces savoirs doivent nourrir les politiques publiques, les aménagements, les choix à long terme. La coopération entre université et territoires n’est pas un partenariat parmi d’autres : c’est un enjeu démocratique.

 

Je veux aussi m’adresser aux entreprises et acteurs sociaux-économiques de notre territoire.  Dans un contexte de transformations profondes des métiers, des modèles productifs et des compétences, la relations entre l’université et l’entreprise ne peut plus se limiter à l’employabilité immédiate ou au transfert technologique. Elle doit être une relation de responsabilité partagée.

 

Les entreprises ont besoin de connaissances robustes, de jeunes formés à penser la complexité, à innover et à mesure les conséquences sociales, environnementales et humaines de leur choix. Lorsque la recherche et la formation nourrissent les pratiques professionnelles, lorsqu’elles éclairent les stratégies industrielles, lorsqu’elles accompagnent les transitions, plutôt qu’elles ne les subissent, c’est l’ensemble de la société qui y gagne.

 

Les grandes transitions de notre temps ne sont pas uniquement technologiques. Elles sont aussi culturelles, sociales et humaines. On ne répondra pas à ces défis sans croiser sciences, humanités, droit, économie, histoires et culture. C’est cette interdisciplinarité que l’UBS portera. Le 3 février, prochain, ici même, nous tiendrons un CA exceptionnel élargie pour échanger et adopter notre plan stratégique en faveur des transitions « CAP 2035 ».

Une université portée par ses personnels

Cette ambition repose avant tout sur les femmes et les hommes qui font vivre l’université.

 

Je veux exprimer ma reconnaissance profonde à l’ensemble des personnels.

 

Vous êtes plus de 1 100 à œuvrer chaque jour pour accompagner les étudiants, faire avancer la recherche et contribuer au service public de l’enseignement supérieur.

 

Votre engagement, votre sens des responsabilités et votre capacité d’adaptation constituent une force majeure pour l’UBS.

Recherche, innovation et ouverture internationale

Notre engagement dépasse évidemment notre échelle locale. Il est européen. A travers les alliances université, et notamment EMERGE, l’Université Bretagne Sud s’inscrit dans une Europe de la connaissance, une Europe des coopérations plutôt que de la concurrence.  Cette alliance offre à nos étudiants et à nos personnels de nouvelles opportunités de mobilité, de projets communs et de reconnaissance internationale.

 

Dans ce cadre, je souhaite profiter de cette cérémonie pour vous annoncer que l’UBS organisera, au mois de mars, une Semaine de l’international.

 

Elle mettra en lumière nos partenariats, nos mobilités, nos projets européens et l’ouverture de notre université sur le monde. Face aux replis, l’université européenne est une réponse majeure.

Les étudiants, cœur battant de l’UBS

Et au cœur de tout cela, il y a la jeunesse. Les étudiantes et les étudiants ne sont pas un public à former passivement. Ils sont des acteurs démocratiques en devenir. Leur donner des savoirs, c’est leur donner du pouvoir. Leur donner confiance, c’est préparer un avenir désirable.

 

En 2025, nous avons donc poursuivi nos efforts pour renforcer l’accompagnement, sécuriser les trajectoires et encourager l’engagement étudiant, qu’il soit associatif, culturel ou sportif.

 

Former, ce n’est pas seulement transmettre des savoirs.

 

C’est aussi former des esprits libres, critiques et responsables.

Des partenaires engagés à nos côtés

Je souhaite remercier chaleureusement l’ensemble de nos partenaires institutionnels, économiques, culturels et associatifs.

 

Je tiens à saluer tout particulièrement Lorient Agglomération, pour son soutien constant, confiant et structurant.

 

La réussite du BlocK est le fruit d’une coopération exemplaire entre l’université et son territoire.

La Fondation UBS, un levier stratégique

Un mot enfin pour la Fondation UBS.

 

À travers ses chaires, la Fondation soutient la recherche d’excellence, l’innovation, le lien avec le monde socio-économique et l’ouverture de l’université sur la société.

 

Elle constitue un outil stratégique essentiel pour accompagner le développement de l’UBS.

 

Nous nous apprêtons à lancer officiellement une nouvelle chaire autour des enjeux maritimes (Q-Sea) tandis que celles autour de la cybersécurité et du handicap vont connaître des évolutions majeures 

Conclusion

En ce début d’année, je forme le vœu que l’Université Bretagne Sud soit un lieu de transmission, de débat, et d’engagement au service de la jeunesse, des territoires, de l’Europe et de la démocratie. Parce qu’en définitive, la clé est là : dans une jeunesse instruite, critique, ouverte et consciente des responsabilités qui l’attentent. Très belle année à chacune et chacun d’entre vous, et bienvenue officiellement au BlocK.

 

Crédits photographiques : ©Université Bretagne Sud. Service Communication