« L’international n’est pas seulement ailleurs : il est aussi chez nous »
« L’international n’est pas seulement ailleurs : il est aussi chez nous »Du 9 au 13 mars, l’Université Bretagne Sud organise une grande semaine internationale. L’occasion de revenir sur l’importance de l’international dans notre université avec Morag Champy-McLean, vice-présidente international de l’UBS

Mobilité étudiante, alliance européenne, coopération scientifique… L’international irrigue aujourd’hui l’ensemble des activités de l’université. Entrevue.
L’Université Bretagne Sud organise du 9 au 13 mars une Semaine internationale. Que représente cet événement pour l’université ?
Morag Champy-McLean : Dans le monde actuel, il nous a semblé important de rendre visibles les liens internationaux que nous avons tissés. Nous voulions aussi souligner que l’ouverture internationale, c’est quelque chose qui se vit dans les 2 sens. Grâce aux mobilités de nos étudiants et de nos chercheurs à l’étranger, mais aussi chez nous, sur nos campus, où nous accueillons des étudiants internationaux dans nos formations, des doctorants et post doctorants venus du monde entier dans nos labos, des collègues étrangers. L’international n’est pas seulement ailleurs : il est aussi chez nous.
Durant cette semaine internationale, nous accueillons des partenaires de près de de 20 universités étrangères. Nous voulons leur faire découvrir comment cette dynamique internationale s’imprime chez nous en Bretagne sud. Le programme sera rythmé par des temps de travail, mais aussi des temps festifs et ouverts au grand public.
La Semaine internationale accueille notamment plusieurs membres de l’alliance européenne EMERGE. Quelle place occupe cette alliance de 9 universités européennes dans la stratégie internationale de l’UBS ?
MCM : EMERGE occupe une place centrale dans notre stratégie. L’université s’est d’ailleurs dotée, avec Christine Chauvin Blottiaux d’une vice-présidence dédiée à cette alliance.
EMERGE va transformer l’université à plusieurs niveaux grâce aux valeurs fortes de l’alliance : l’inclusion, la solidarité, la résilience, la durabilité, le multilinguisme et la diversité culturelle.
Et nous partageons beaucoup avec les universités partenaires de cette alliance : ce sont, comme nous, des établissements situés en périphérie des grandes métropoles, ancrés dans leur territoire et confrontés à des défis similaires. « Putting the margins at the heart of Europe » : le slogan d’EMERGE résume cette ambition. Cette alliance nous permet de travailler ensemble.
Chaque année, près de 500 places sont ouvertes à la mobilité internationale pour les étudiants de l’UBS. Que leur apporte cette expérience ?
MCM : Une mobilité permet de progresser en langues, de découvrir d’autres cultures et de gagner en autonomie. C’est un atout, par la suite, dans leur parcours professionnel.
Mais l’impact va souvent plus loin. Les étudiants qui partent deviennent ensuite des ambassadeurs de l’international à leur retour. Ils partagent leur expérience et encouragent d’autres à tenter l’aventure.
Nous avons noué des partenariats solides avec des universités à l’étranger : nous savons que nos étudiants y suivent des formations de qualité, cohérentes avec leur parcours à l’UBS.
La mobilité concerne aussi les personnels. En quoi ces échanges contribuent-ils au développement de l’université ?
MCM : Nous constatons une augmentation des demandes de mobilité ERASMUS+ de la part des enseignants et des enseignants-chercheurs comme des personnels administratifs.
Ces mobilités permettent de découvrir d’autres façons de travailler, de partager des expériences et de développer de nouveaux projets. Cela permet aussi une vraie montée en compétences. C’est bénéfique à la fois pour les individus et pour l’université.
Même si elle n’en est pas la seule raison, la dynamique EMERGE contribue à cet élan.
Quel regard portez-vous sur cette dynamique internationale à l’UBS ?
MCM : On peut être fiers de nous. Nous avons aujourd’hui de nombreux partenaires à travers le monde, avec lesquels nous construisons des coopérations cohérentes avec nos formations et notre stratégie.
Du côté de la recherche, le nombre de doctorants et de post-doctorants internationaux présents dans nos laboratoires est aussi un indicateur très positif : chaque année, nos laboratoires accueillent une centaine de chercheurs internationaux, dont plus de 70 doctorants. Beaucoup de jeunes chercheurs viennent travailler à l’UBS pour l’expertise et la reconnaissance scientifique de nos équipes.
Certaines initiatives illustrent particulièrement bien cette dynamique. Je pense par exemple aux deux masters d’excellence Erasmus Mundus accueillis à l’UBS : CYBERUS et COPERNICUS DIGITAL EARTH. Chaque année, près de cinquante étudiants venus du monde entier y sont formés. C’est un signe fort de reconnaissance internationale.
Je pense également au projet Tranga, lancé en 2023 avec l’Institut Supérieur de Technologie d’Antananarivo et l’Université de La Réunion, et dont l’objectif est de former les futurs experts malgaches de la transition énergétique grâce à un partage d’expertise de la licence au master.
Ces projets montrent que l’international ne se limite pas aux mobilités : il s’inscrit aussi dans des coopérations de long terme, au service de la formation et de la recherche.
Crédits photographiques : ©Université Bretagne Sud. Service Communication












