Cyberdéfense : 6 000 offres d’emplois

Cyberdéfense : 6 000 offres d’emploisDans le cadre du parrainage de la quatrième promotion d’ingénieurs en cyberdéfense, Michel VAN DEN BERGHE, Président d’Orange Cyberdéfense est intervenu, le 23 mars 2017, auprès de 200 participants, entreprises et étudiants à l’ENSIBS. Au programme de sa conférence : les « Cyberattaques : comment les entreprises ripostent ? »

Orange, parrain de cette 4ème promotion

La formation d'ingénieur en cyberdéfense par alternance délivrée à l’Ecole d’Ingénieurs de l’UBS et habilitée par la Commission du Titre d’Ingénieurs recrute 50 apprentis- ingénieurs par an. À leur sortie de diplôme, ils sont capables de comprendre et d’analyser la menace, les risques et les modes opératoires des attaquants, de gérer des crises cybernétiques, d’apporter des solutions adaptées aux entreprises, de superviser la sécurité dynamique des infrastructures vitales du pays. Les principaux débouchés sont : ingénieurs cybersécurité, cyberarchitecte ou cyberdéfense, manager d’un centre opérationnel, chef de projet en management de la sécurité. L’originalité de cette formation, précise Charles PREAUX, directeur de la formation, est « sa posture de co-formation ». Elle s’appuie sur des entreprises expertes pour maintenir un niveau élevé de compétences et de connaissances. Parmi eux, le Groupe Orange, parrain de de la quatrième promotion qui recrute à lui seul 30 % des apprentis de la formation. Le processus de recrutement lui aussi est atypique. Lors de la sélection des candidats, il est procédé à des tests de personnalité, qui sont offerts par le Groupe Orange. Cette préoccupation autour la personnalité des apprentis-ingénieurs est centrale. Et pour preuve, la formation consacre un tiers de son temps aux questions d’éthique et d’humanité, et deux tiers aux sciences de l’ingénieur.

« 6 000 offres d’emplois, mais seulement 2 000 sont pourvues »

Dans le cadre du parrainage de la quatrième promotion d’ingénieurs en cyberdéfense, Michel VAN DEN BERGHE, Président d’Orange Cyberdéfense est intervenu auprès de 200 participants, entreprises et étudiants à l’ENSIBS. Au programme de sa conférence :  les « Cyberattaques : comment les entreprises ripostent ? ». Quelles sont les principales techniques d'attaque actuellement à l'œuvre ? Quelles sont les actions que les entreprises peuvent déployer pour ne pas subir passivement ces agressions numériques ? Quelles sont les stratégies efficaces en matière de cybersécurité ? En effet, si la transformation numérique apporte de nouveaux services aux entreprises, elle induit aussi des difficultés. On compte aujourd’hui « 1 nouveau programme malveillant tous les 4 secondes, 18 millions de français hackés en 2016, soit une croissance de 76 %, contre 51 % en 2015 », selon les dernières données d’Orange Cyberdéfense.Pour faire face à ces nouvelles menaces, « 6 000 offres d’emplois sont aujourd’hui sur le marché du travail, mais seulement 2 000 sont pourvus. Il y a vraiment un manque de compétences par rapport à la croissance de ce secteur. C’est pourquoi, nous encourageons cette spécialité ».

Une recherche dynamique

« Le fonds d’amorçage de l’UBS a permis de lancer une dynamique très forte en recherche sur ce domaine ». indique Jean Peeters, Président de l’Université Bretagne Sud.  « Au total, ils sont près de 40 personnes, enseignants-chercheurs, jeunes doctorants ou post-doctorants mobilisés autour de cette thématique ». Leur programme couvre différents champs allant de la méthodologie de gestion de crise à l’étude du comportement humain en passant par les systèmes embarqués. Pour ce faire, ils disposent d’équipements de pointe : le centre de gestion crise cybernétique, l’Usine du futur, des bancs d’évaluation pour les systèmes embarqués…

L'ouverture d’un nouveau Master en septembre 2017 

L’UBS propose par ailleurs d’autres formations axées autour de la cyber : l’informatique de confiance à l’Ecole d’ingénieurs ENSIBS et un Master « cybersécurité des systèmes embarqués » qui ouvrira en septembre 2017. Cette dernière formation est d’ailleurs unique dans l’enseignement supérieur puisqu’elle est la seule à être entièrement dédiée à la conception mixte « logiciel-matériel » de systèmes embarqués sécurisés. La sécurisation des parties électroniques et informatiques des systèmes a une place centrale dans ce cursus. Ainsi, l’accent est mis sur la dimension matérielle et embarquée des dispositifs visés, là où d’autres formations se concentrent sur les mathématiques théoriques pour la cryptographie, l’informatique de sécurité (programmation sur ordinateur, réseaux) ou la gestion de crise (grandes infrastructures).

A lire aussi